Années 90′, fragments | Exposition des artistes Ammar Bouras et Sofiane Zouggar

Expositions vidéos et photos dans les caveaux du centre des Glycines des artistes Sofiane Zouggar et Ammar Bouras le 8 avril 2017. 

Fragments de leurs travaux artistiques respectifs sur les années 90 en Algérie.

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Ammar Bouras, Un aller simple, vidéo

Ammar Bouras,
Diplômé de l’école supérieure des beaux-arts d’Alger en Design Graphique puis en peinture, Ammar Bouras est un artiste contemporain qui vit et travaille à Alger. Il va très vite compléter sa formation par une série de résidences à l’école d’art d’Aix, à la Cité Internationale des Arts de Paris, et deux stages dans le cadre des rencontres d’Arles. Cette passion pour la photographie qui donnera de nouvelles dimensions à son travail. Sa production artistique commencera avec des œuvres métissées, des peintures-photos au langage complexe et diversifié pour évoluer vers des installations multi-médias, hybrides, où la vidéo et la photographie se succèdent ou se confondent sur des murs aux mosaïques d’images. Son activité de photographe de presse le plongeant de plain-pied dans un contexte politique et social, c’est sous ces formes qu’il fixe l’actualité tragique des années 90 en Algérie. Dans des travaux au croisement de l’esthétique, du social et du politique, les questions sur le/les pouvoirs, la tolérance, l’individu, la violence des rapports humains, habitent ses images en un leitmotiv lancinant. Il exprime son besoin de donner à voir la nécessité de dire et de dénoncer le drame dans des vidéos (comme L’être d’amourUn aller simple , Serment …) où se côtoient des vies et des villes ordinaires dévastées par la douleur, un quotidien mouvementé dont les images sont le plus souvent puisées dans ses propres archives. Bouras fait partie aujourd’hui des rares artistes algériens vivant en Algérie qui abordent cette période avec une approche critique des situations sociopolitiques et de leurs effets. Le succès de son travail est certainement lié à cette approche très contemporaine très au fait des transformations socioculturelles de sa société. Il a eu la distinction du jury à Bari en 2004 et le prix Barcelona en 2005 du Festival d’Image et d’Art Vidéo (FIAV). Actuellement l’un des artistes algériens le plus marquant sur la scène locale de l’art, il expose depuis plus de vingt ans en Algérie et à l’international. Parmi ses expositions Le noir et le bleu, un rêve méditerranéen (Mucem, Marseille, 2013), Mapping subjectivity, experimentation in arab cinema from 1960 to now ( Moma, New York, 2011), Tag’Out (Biennale de Sharjah 2011), Meeting point, Stenersen Museum (Oslo, 2005)… Il compte ainsi des œuvres dans des musées dont le Musée national de Bamako, le Musée Imam Ali de Téhéran, à la Fondation Kamel Lazhaar et dans des collections privées.

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Sofiane Zouggar, What remains, Video-Animation (Single screen), 2:08 S, From the series The memory of violence, 2015, 16:9 format

Sofiane Zouggar,
Né en Algérie en 1982, après avoir obtenu son diplôme en 2010 à l’École supérieur des beaux arts d’Alger, il décida de travailler sur les questions sociopolitiques en Algérie en créant de l’interaction entre le public et ses œuvres. Depuis 2013, il travaille sur la décennie noire en Algérie à travers une recherche personnelle sur les archives collectives et individuelles et d’entretiens lui permettant de constituer ses propres données. Il utilise différents supports comme la photographie, la vidéo et explore de nouveaux outils : le son, les installations interactives. Sofiane Zouggar a participé à plusieurs événements artistiques tels que « La Biennal de l’art contemporain africain » à Dakar au Sénégal en 2012, il a également été invité la même année à « The World Event Young Artists » à Nottingham. En 2013, il a été sélectionné pour un programme de résidence à la Villa Romana à Florence. Il, par ailleurs, fait parti de l’organisation de l’exposition « Picturie Générale » à Alger. Enfin, il participa à la 5e édition du Festival d’art contemporain au musée d’Art moderne et contemporain (MAMA) à Alger, au sein de l’exposition « Museum Of Manufactured Response To Absence » (The MoMRtA). En 2014, il exposa à « La Biennal de l’art contemporain africain » à Dakar au Sénégal, au pavillon algérien et également à « The Qalandiya international Biennial », à Ramallah, en Palestine. En novembre 2016 il a participé au programme  Boda Boda Lounge à Alger « ESPACO ». Plus récemment en 2017 il a exposé aux Ateliers Sauvages sur le thème « L’effacement ».

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Lieu d’exposition centre des Glycines :